La Fondation Makoun pousse vers l’Elite Two

7 octobre 2013

Sport

As Etoa Meki, un quartier de la capitale du Cameroun, érigé en club de football par l’international camerounais Jean II Makoun a remporté le 6 octobre 2013 la finale des barrages dans la région du Centre. Ce qu’on appelle couramment La Fondation Makoun est passée d’un cran au-dessus de l’ambitieuse formation de Lausanne SA du coach Samuel Noufessi, alias Sauzée, 1 – 0, durant les prolongations.

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Madame Makoun tenant le trophée remporté

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La Fondation Makoun après la remise des trophées

Durant la rencontre, le jeu était plaisant, les deux formations, bien que jeunes encore, ont produit du beau spectacle. Chacune voulait en découdre avec l’autre, mais c’est finalement l’équipe du Sergent Makoun qui a été plus réaliste à la fin après avoir manqué nombre d’occasions de buts. L’équipe d’Etoa Meki est sacrée championne du Centre et représentera la région au tournoi zonal qui déterminera les clubs qui accéderont en Elite Two.

En regardant jouer ces enfants dans la cuvette de Mfandena, on se demande bien pourquoi tous les entraîneurs qui arrivent à la tête de notre équipe nationale pensent toujours qu’il n’y a aucun joueur à récupérer au pays, et même les nationaux disent les mêmes sottises.

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Les trophées des champions

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La finale des barrages en image

Pourtant ce que nous avons vu en termes de qualité de jeu, même s’il y a des déchets facile à corriger, montre qu’il y a de la crème et de la relève. Il suffit juste de bien encadrer ces jeunes talents, et la nature nous redonnera ce que nous n’aurons jamais dû cesser d’être devant. Mais comme tout est programmé pour échouer au Cameroun, les malheurs ne font que s’abattre sur les Lions Indomptables et toutes leurs dérivées.

« Qui peut appeler ces enfants-là en équipe nationale ? Ils sont les fils ou les frères de qui ? Est-ce qu’ils ont l’argent pour acheter leurs places ? Même s’ils sont talentueux comme Maradona ou Messi, ils vont demeurer des amateurs. Personne n’a leur temps, c’est une histoire de sorcellerie au Cameroun. », relève Steve Djouguela du site Mboa football. « Je vous dis que tant que ça fonctionne ainsi, on ne gagnera plus rien, le foot est mort au Cameroun jusqu’en 2020. », ajoute un journaliste indigné.

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Le président Luc Assamba de la ligue du Centre

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Michel Abena et Lucien Nanga au stade

Après ses déboires avec AS Lausanne qui lui a été arrachée quand il avait décroché sa montée en Elite One par son ami et camarade Yaya, Sauzée a refait un autre Lausanne qui a son assise populaire au quartier Anguissa. Son ambition était de passer à l’Elite Two pour rechercher rapidement l’Elite One, mais entre un vœu et la réalité il y a un fossé qui s’est creusé durant la rencontre.

Beaucoup peut-être par un manque de foi souhaitaient qu’il ne se qualifie pas, parce que disent-ils, Sauzée n’avait pas de moyens pour faire fonctionner sa jeune formation en Elite Two. « En D2 régionale, on peut encore jongler avec les petits cars de transport pour aller disputer un match à Obala, l’Elite Two ne badine pas. Si vous n’avez pas de moyens, vous allez disparaître. Il valait mieux pour Sauzée de rester à la Région. », souligne encore Steve Djouguela, qui n’a pas sa langue dans le sac.

Jean Charles Jérémie

À propos de lastucieux

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