Mémorial Me Pouth Pouth à Yaoundé

27 janvier 2010

Non classé

judokadorlomito.jpgLe gymnase Doumé Aboubakar de l’INJS de Yaoundé a servi de cadre pour le lancement des mémoriaux à l’honneur des grands maîtres de Judo qui ont disparu au Cameroun, seul hic, l’organisation patine encore. 

L’initiative est de la fédération camerounaise de Judo qui a décidé de dédier dès cette année toutes ses compétitions à tous les grands maîtres de Judo qui nous ont quittés, il faut souligner que ces mémoriaux en individuel, masculin et féminin, sont qualificatifs aux championnats nationaux. Pour commencer cette commémoration le 23 janvier 2010, la fédé a jeté son dévolu sur Me Pouth Pouth Joseph qui a été le tout premier Judoka camerounais, ancien international, c’est lui qui a introduit la discipline au pays vers les années des indépendances. Après cette première compétition, la deuxième aura lieu à Meyomessala dans le Sud du pays, il s’agira d’un Challenge au couple présidentiel, comme toujours pour encenser le président et son épouse, ce sera dans la première quinzaine du mois de février prochain. Le secrétaire général de la fédération camerounaise de Judo, nous a indiqué que des mesures spéciales seront prises pour les régions éloignées qui ne peuvent pas être présentes dans le Sud. « On attribuera des points à partir des compétitions locales, pour les qualifications des athlètes au championnat national. Ceci permettra que tout le monde soit au même pied d’égalité », confie le SG Me Abanda Christophe. Les mémoriaux étant étalés sur l’année, on verra d’autres noms comme Me Tsoungui Assigui Henri, Me Akono Jean Victor, Me Lobé Henri Richard, Me Aboumé Benoît et bien d’autres qui ont quitté ce monde après avoir rendu de nombreux services à la nation.

Il faut déjà dire que l’ouverture de la saison en cours a eu lieu le 2 janvier dernier à Ebolowa, le chef-lieu de la région Sud, quant à la coupe du Cameroun, elle se fera par équipe selon un calendrier qui reste à officialiser par la fédération.

mbolodames.jpgMe Pouth Pouth mal honoré au gymnase de feu Doumé Aboubakar 

Pour une compétition qui devait démarrer vers 10 heures, la mise en place a pris pratiquement toute la matinée et le début de l’après-midi, ce n’est que vers 14h37 que les épreuves ont effectivement été lancées. Les hostilités sont ouvertes dans une salle où les athlètes avaient le pouvoir d’occuper toutes les places assises, alors que les invités et les journalistes devaient se débrouiller comme ils pouvaient. Les premiers combats sont expéditifs, mais on enregistrera surtout un nombre impressionnant de forfaits, la cause, la perte de temps inutile des organisateurs durant pratiquement une demi-journée. Les judokas qui ont fait une heure d’échauffement se sont refroidis et ont quitté la salle. « Chez les blancs, on devait envoyer les organisateurs en prison », souligne un jeune athlète qui n’arrive pas à comprendre cette inertie. « Comment ils ne veulent pas que les gens rentrent avec tout ce temps qu’ils ont perdu à ne rien faire, ils auraient dû préparer la salle et les combinaisons depuis hier. », rappelle une demoiselle indignée à sa place.

judokadames.jpgDurant l’attente du début de la compétition, les judokas dorment à leurs places, d’autres ronflent sur le sol de la salle de gym, lorsque les combats commencent, un athlète a même été refoulé pour cause de kimono sale. Ce dernier a dû aller emprunt une autre tenue chez son voisin avant d’aller se faire renverser par son adversaire. On est habitué à ce genre de comportement où les athlètes se passent le matériel ou la tenue de sport, c’est courant chez les boxeurs, les protège-dents, les gants, les bouteilles d’eau, les assiettes pour se rincer la bouche, les casques, les shorts, les bandes, les chaussures se partagent par tous. C’est la vraie famille de misère. En outre, les combats se déroulent dans une salle où tout le monde connaît et indique la prise qu’il fallait prendre, même ceux qui n’ont jamais rien remporté comme titre. Dans cette foule on reconnaît Franck Martial Moussima, le médaillé d’or des jeux africains 2007, il ne combat pas mais il pousse certains judokas à la faire plus d’efforts. On remarque aussi de temps en temps que le tatamis qui est en place se disloque à chaque efforts des combattants qui ont des surnoms divers, Anaconda, le Chat noir, le Tigre, le Lion et de nombreux mollusques qui ne peuvent rien au front.

Jean Charles Jérémie 

 

 

À propos de lastucieux

Je suis un journaliste camerounais, j'aime la production audiovisuelle, la présentation des journaux et des émissions spécialisées, j'aime le travail bien fait. Je souhaite que le gouvernement camerounais et les capitaines d'industrie soutiennent ceux qui se battent pour l'amélioration des conditions de vie des Camerounais, tous métiers confondus.

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