L’heure de la retraite des cadres des Lions a sonné

26 janvier 2010

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paulleguen1.jpgLes Lions Indomptables du Cameroun ont cessé de sucer les cannes angolaises le 25 janvier au terme d’un quart de finale épique contre les Pharaons d’Egypte qui reste jusque-là, quoi que le classement Fifa dise autre chose, la meilleur équipe de l’heure en Afrique. Le Cameroun, est-on tenté de dire, sort de la compétition avec la rage de vaincre et la tête haute, mais il a fallu attendre la 4e rencontre de notre équipe nationale pour comprendre que les Lions Indomptables peuvent effectivement compter sur leurs potentialités avant de toujours reposer leurs espoirs sur un Fighting Spirit qui devient un refrain du vaudou. Tout le monde est capable de le brandir, quand bien même la préparation de l’équipe a été approximative comme celle de cette CAN, les Lions ont montré qu’il y a toujours du réservoir au pays et une réserve des talents qui n’a pas de noms. Beaucoup ont essayé de chanter que certains cadres complètement épuisés étaient toujours inamovibles, mais la réalité du terrain ne trompe pas, ils ont compris d’eux-mêmes qu’il est temps de quitter les choses avant que les choses ne les quittent, à moins qu’ils soient sourds et aveugles. « Au Cameroun on attend des situations catastrophes pour réagir, ce sont les réalités du terrain qui pousse le coach à introduire les jeunes au sein de notre équipe. », Dixit Martin Ndtoungou Mpilé, au café foot Orange au Centre Culturel Français, peu avant le coup d’envoi Cameroun – Egypte. La discussion avait trait au onze entrants de Le Guen.

Contre l’Egypte en ces quarts de finale qui nous emportent de manière surprenante, on a vu la différence qu’on peut aisément établir entre le rendement d’un jeune et les erreurs d’un grand père sur un terrain de jeu. Rigobert Song, Gérémi Sorel Njitap et Carlos Kaméni ont tous livré les Lions à la solde de nos adversaires, des buts directement marqués dans leurs camps, des passes de buts à leurs adversaires, des bourdes dans les buts sur des ballons pas souvent vicieux, on aura tout vu avec la vieille garde en quatre rencontres. Il faut ajouter à ces trois premiers Achille Wébo et Idrissou Mohamadou, pour parfaire la chirurgie esthétique du visage des Lions. En fait, le chiffre fétiche, 1984 était bien en place et continuait à dicter sa loi jusqu’au déchaînement de la presse et des autorités qui ont permis de lire les choses autrement, c’est alors que le sélectionneur sous pression a été contraint de procéder par tâtonnement pour sortir de l’étau des anciens. Mais toujours dominé par la peur et n’étant pas sûr de ses choix, Paul Marie Le Guen, comme un chef cuisinier, nous a proposés toutes sortes de salades pour satisfaire notre appétit, mais en vain durant tout le premier tour. Il est clair que l’euphorie des matches de qualification joués dans un cafouillage, nous ont tous emporté, à vue d’œil le coach des Lions ne connaît pas encore son équipe, ni ses joueurs. Jusqu’aux quarts de finale, il n’était encore sûr de rien, ses choix, ses options, ses objectifs le prouvent, entre les ambitions de Le Guen et les objectifs de l’équipe nationale, il y a un large fossé qui montre les limites de cet entraîneur qu’on a tôt fait de vénérer comme un dieu.

Paul Le Guen n’est pas à la hauteur de sa tâche 

sorelnjitap.jpgFallait-il attendre le dernier match pour mettre une équipe en place ? C’est la grande question qui nous anime aujourd’hui, sans avoir besoin de lire dans une boule de cristal, c’est ici que nous comprenons que Paul Le Guen n’est pas à la hauteur de notre équipe nationale, il a certes entraîné Lyon, le PSG en France, les Glasgow Rangers en Ecosse, mais il n’avait jamais eu à côtoyer une sélection nationale, qui plus est celle du Cameroun. Il aurait pu être un bon adjoint pour apprendre doucement à connaître les réalités africaines d’une équipe nationale, malheureusement on lui a vite fait confiance en lui donnant des moyens démesurés, 71 millions de francs CFA pour son entreprise privée de coaching, un avion privé qui coûte 300 millions de francs CFA aux contribuables, une liberté de monter et descendre sans obligation de résider au Cameroun, avec en plus la possibilité de faire ses piges dans des chaînes de télévision de ses choix au mépris de la préparation de notre équipe et des autorités qui le gâtent. Il a même eu le toupet de contester la feuille de route du ministre des Sports, quand le patron lui disait de faire mieux qu’Otto Pfister qui était en finale en 2008 au Ghana, monsieur le consultant de Canal Plus jurait que
la CAN n’était pas sa priorité, c’est la coupe du monde.

Après l’euphorie des derniers matches de qualification, Le Guen a affronté les réalités de la haute compétition à
la CAN, cueilli à froid par le Gabon, il échappe au piège zambien et fuit de justesse avec des changements confus la torture des Aigles de Carthage. PLG nous a montré de toutes les couleurs durant tout le premier tour, une nouvelle équipe à chaque rencontre, des changements de postes à couper le souffle, des choix suicidaires qui ont donné l’impression aux observateurs et spectateurs que les Lions n’avaient plus rien à dire en Afrique. Pourtant, il a fallu le dernier match pour découvrir que le Cameroun regorge des valeurs sûres et peut tutoyer n’importe quelle nation dans le monde, il suffit d’être un peu sérieux, il suffit d’avoir un bon entraîneur, celui qui peut consulter les autres au lieu de se dire qu’il est un seau plein.

Le Guen est-il la solution ? 

jolmatip.jpgL’incompétence de Paul Le Guen est partie de loin, au niveau même de sa sélection des joueurs, en laissant Sébastien Bassong qui a bénéficié de la solidarité d’Assou Ekotto Benoît (qu’on disait blessé pour justifier son absence), en ne réussissant pas à récupérer Joël Matip et David N’gog, en ne parvenant pas à se rendre compte qu’il existe un attaquant camerounais nommé Joseph Désiré Job, parce qu’il est étouffé par une vieille garde bondée d’intrigues, le coach des Lions domptés a montré de la faiblesse et toutes ses limites. Le professeur Pius Ottou, un observateur averti du football, a remarqué dans une interview au premier tour que l’entraîneur des Lions n’est pas à la hauteur de sa tâche, les faits lui donnent raison aujourd’hui. Même lorsque nous jouons bien comme contre les Pharaons, Le Guen a quand même trouvé le plaisir de se tromper dans ses choix et ses remplacements. Comme toujours pour se dédouaner il lance à qui veut l’entendre qu’il assume ses choix et que
la CAN n’était pas son objectif, son problème c’est la coupe du monde. Voilà donc un élève faible en classe inférieur qui veut jongler pour aller en classe supérieur en rassurant ses parents que c’est à l’échelle supérieure qu’il peut être bon. Non ! Paul Le Guen n’est pas en mesure de faire une bonne coupe du monde avec les Lions Indomptables, il doit encore aller apprendre en classe inférieure avant d’essayer dans la classe des Hassan Shehata et autre Hervé Renard. Heureusement que les autorités publiques ont déjà compris qu’il y a quelque chose qui ne va pas, en lui ordonnant de demander aux clubs de D1 de trouver deux joueurs chacun, pour préparer la coupe du monde, le signal était fort pour un électron qui disait avoir les mains libres. Il est encore temps de rappeler un coach qui connaît bien les Lions Indomptables, Claude Le Roy, Arthur Jorge et surtout Pierre Le Chantre, pour éviter la honte aux couleurs nationales.

Jean Charles Jérémie 

 

À propos de lastucieux

Je suis un journaliste camerounais, j'aime la production audiovisuelle, la présentation des journaux et des émissions spécialisées, j'aime le travail bien fait. Je souhaite que le gouvernement camerounais et les capitaines d'industrie soutiennent ceux qui se battent pour l'amélioration des conditions de vie des Camerounais, tous métiers confondus.

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